Mohamed « Kiki » Daoudou conteste l’élection présidentielle Comorienne

par | 8 Fév 2024 | International, Politique

Mohamed Daoudou, ancien ministre de l'Intérieur des Comores, refuse d'accepter la réélection d'Azali Assoumani lors du dernier scrutin présidentiel. Surnommé "Kiki" ou "Kiki de la République", Daoudou a déposé un dossier contenant des preuves de fraude, notamment des vidéos montrant un responsable de bureau de vote en train de bourrer une urne après l'heure de fermeture.


Kiki a également mis en évidence des erreurs de concordance entre le nombre d’inscrits, de votants et de suffrages exprimés.

Bien que les décisions de la Cour suprême soient normalement définitives et irrévocables, Daoudou espère que les juges pourraient revoir leur position.

L’ancien allié d’Azali Assoumani

Mohamed Daoudou était autrefois l’un des plus fidèles alliés d’Azali Assoumani. Il a occupé le poste de ministre de l’Intérieur jusqu’en 2021, avant de se dissocier du président actuel. Cette dissidence est d’autant plus remarquable que Daoudou avait lui-même combattu les contestations de l’élection d’Azali Assoumani en 2019, pour des raisons similaires à celles qu’il invoque aujourd’hui.

L’espoir de faire annuler les résultats

Malgré les obstacles, Mohamed Daoudou ne baisse pas les bras et continue de demander l’annulation des résultats de l’élection présidentielle. Il réclame également un recomptage des bulletins du scrutin du 14 janvier. Bien que ses chances de succès soient minces, Daoudou reste déterminé à faire valoir ses arguments et à obtenir justice. La classe politique, quant à elle, semble prête à abandonner la bataille après avoir dénoncé la fraude électorale.


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