Marine Le Pen condamnée en justice pour ses propos sur la Cimade

par | 18 Oct 2023 | Justice, Politique

Marine Le Pen, figure emblématique du Rassemblement national, a été condamnée ce vendredi pour avoir tenu des propos diffamatoires à l'encontre de la Cimade.


L’association, qui aide les étrangers dans leurs démarches administratives, avait porté plainte suite aux déclarations de la candidate à la dernière élection présidentielle. En janvier 2022, elle avait affirmé sur BFM-TV que la Cimade était « parfois complice des passeurs » et qu’elle organisait « la filière d’immigration clandestine en provenance des Comores » rapporte Mayotte Hebdo.

La justice a estimé que les propos de Marine Le Pen « ont dépassé la dose d’exagération possible » et franchi « les limites de la liberté d’expression« . La députée du Rassemblement national a été condamnée à payer une amende de 500 euros avec sursis, à couvrir les 2.000 euros de frais de justice de la Cimade, et à verser un euro symbolique de dommages et intérêts à l’association.

Ce verdict arrive dans un contexte de tensions sur les questions migratoires et met en lumière les responsabilités qui incombent aux personnalités publiques dans leurs déclarations.

Crédit image Abeine sur Twitter


S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires

Dans la même rubrique

Grève à La Poste : confrontation judiciaire et poursuite du mouvement

Grève à La Poste : confrontation judiciaire et poursuite du mouvement

La grève à La Poste à Mayotte continue malgré une journée de confrontation judiciaire au tribunal judiciaire de Mamoudzou. Depuis le 26 juin, les grévistes bloquent le centre de tri de Kaweni, un acte jugé illégal par la direction de La Poste, qui a sollicité l’intervention du tribunal pour lever ce blocage.

Climat tendu à la CADEMA : les agents préparent un débrayage

Climat tendu à la CADEMA : les agents préparent un débrayage

Les agents de la Communauté d’Agglomération Dembéni-Mamoudzou (Cadema) ont repoussé leur débrayage annoncé au lundi 8 juillet à ce mardi, en raison de pressions et de menaces. L’ancien Directeur général des services (DGS), Marcel Fortuné, est particulièrement visé par ces accusations.