Les ventes d’anti-diarréhiques repartent à la hausse malgré l’allègement des coupures d’eau 

par | 22 Jan 2024 | Santé

Depuis plusieurs semaines, Santé Publique France surveille les maladies hydriques dans le contexte de la pénurie d’eau. Et alors que le rythme des coupures d’eau a ralenti, la vente d’anti-diarréhiques est repartie à la hausse en janvier. 


Selon Santé Publique France, « les ventes d’anti-diarréhiques dans les officines à la mi-janvier sont à nouveau au-dessus du niveau maximum rapporté au cours des cinq dernières années . » Les communes de Dembeni et Bandrélé sont celles pour lesquelles les pourcentages de ventes d’anti-diarrhéiques sont les plus élevés en ce début d’année. Par ailleurs, 24 cas graves de gastro-entérites aiguës ont été admis en réanimation au centre hospitalier de Mayotte depuis début septembre. Des admissions liées notamment à la pénurie d’eau sur l’île et au manque d’hygiène qu’elle induit. Des ventes qui repartent à la hausse alors que la saison des pluies a démarré et que les coupures d’eau interviennent désormais un jour sur deux, contre deux jours sur trois, depuis début septembre. 

 

Des risques sanitaires accrus 

Dans le même temps, Santé Publique France note une « forte augmentation » des taux de prélèvements positifs de bactéries intestinales, Escherichia coli, en ce début d’année 2024. 

« La rupture potentielle d’approvisionnement en eau expose la population à des risques sanitaires du fait du recours à une eau impropre à la consommation lors de la remise en eau, ou à des eaux de surface contaminées durant les coupures pour l’alimentation et l’hygiène », indique Santé Publique France. Cela est également lié à une hydratation insuffisante, à la baisse du niveau d’hygiène de base, comme le lavage de mains, ou encore à un défaut d’assainissement et à l’impossibilité d’évacuer les excrétas. 

 

Une épidémie de bronchiolite 

 

Au-delà des cas de gastro-entérite, une forte épidémie de bronchiolite sévit sur le territoire. « Le nombre de prélèvements ainsi que le taux de positivité augmentent depuis plusieurs semaines », précise Santé Publique France qui note que « cette épidémie est plus tardive de quelques semaines comparée à la saison épidémique 2022/23, tout en restant dans la saisonnalité habituelle, avec une progression très nette, malgré la période de congé des semaines précédentes. »

 


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