Selon les autorités locales, des dizaines de milliers de personnes ont franchi la frontière depuis le Maroc, par la terre ou par la mer, provoquant une situation d’urgence dans ce territoire de 80 000 habitants rapporte Mayotte La 1ère.
Le président de Ceuta, Juan Jesús Vivas, a évoqué un afflux pouvant atteindre 60 000 personnes, soit l’équivalent d’une large partie de la population locale. Au moins 34 morts ont été rapportés, un bilan qui restait susceptible d’évoluer au fil des secours et des vérifications.
Face aux critiques venues de plusieurs capitales européennes, Pedro Sánchez appelle à l’unité. Le Premier ministre espagnol a répondu qu’il n’était « pas le moment de diviser », alors que certains dirigeants, dont Giorgia Meloni, ont vivement contesté la gestion espagnole de la crise.
Madrid affirme que la situation aurait été alimentée par une interprétation opportuniste d’une récente décision de justice sur les reconduites à la frontière. Selon Pedro Sánchez, cette lecture aurait été relayée par des réseaux de passeurs, poussant de nombreuses personnes à tenter leur chance vers Ceuta.
Sur place, une partie des migrants était déjà repartie vers le Maroc vendredi, selon les autorités espagnoles. Mais la pression reste forte, tandis que la France a annoncé renforcer ses contrôles à la frontière espagnole pour prévenir d’éventuels mouvements vers son territoire.
La crise de Ceuta dépasse désormais le seul cadre espagnol. Entre appels à la fermeté, inquiétudes humanitaires et tensions diplomatiques, l’enclave cristallise une nouvelle fracture européenne autour de la gestion des frontières et de l’accueil des migrants.



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