Cet ambulancier de 40 ans, bien connu des services de police, a orchestré une arnaque aussi simple qu’efficace : proposer à la vente une parcelle à Tsoundzou, encaisser les acomptes… puis disparaître dans la nature rapporte le Journal de Mayotte. Deux acheteurs au moins se sont fait piéger, versant chacun plusieurs milliers d’euros dans l’espoir de devenir propriétaires. À l’arrivée : un faux compromis de vente, un notaire réunionnais usurpé, et un vide juridique aux allures de mauvais scénario.
Face à la cour, l’accusé, absent à l’audience, n’a jamais vraiment nié les faits. Il a même eu cette phrase lunaire lors de sa garde à vue : « Ma mère va s’en occuper. » Un désintérêt qui a choqué les magistrats, d’autant que l’homme traîne derrière lui un lourd passif judiciaire, entre vols, escroqueries et usurpations.
Dans ses réquisitions, le parquet a rappelé que derrière l’amateurisme apparent, les conséquences pour les victimes sont lourdes : économies perdues, confiance brisée, et une procédure judiciaire coûteuse. Le ministère public a donc demandé 24 mois de prison ferme, 5 000 euros d’amende, et cinq ans d’inéligibilité.
Malgré les efforts de la défense pour obtenir un sursis, en évoquant les « douleurs au genou » et la volonté de « rembourser les victimes en travaillant », le tribunal n’a pas été attendri. Le prévenu a été condamné à deux ans de prison, dont six mois avec sursis probatoire, assortis d’un mandat d’arrêt.