Mardi, la députée Anchya Bamana s’est rendue sur place. Face aux caméras, elle a dénoncé avec force ce qu’elle qualifie de situation indigne, appelant à un démantèlement immédiat du camp. Pour l’élue, laisser perdurer un tel site est incompatible avec les valeurs de la République rapporte Mayotte La 1ère.
Mais sur le terrain, le discours est plus nuancé. Parmi les exilés, beaucoup évoquent un quotidien difficile, entre attente administrative et conditions de vie dégradées. Originaires notamment d’Afrique centrale ou de la Corne de l’Afrique, ils disent être bloqués, faute de solutions rapides pour leur demande d’asile ou de retour possible dans leur pays d’origine.
Certains ne réclament pas la fermeture du camp, mais sa transformation. Accès à des infrastructures de base, respect de la dignité, conditions sanitaires améliorées : pour eux, l’urgence est d’humaniser leur situation.
La visite, initialement prévue en présence du préfet, s’est finalement tenue sans lui. Les autorités ont évoqué des conditions jugées inadaptées à un échange serein, refusant toute instrumentalisation politique.



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