Opération Wuambushu : un ancien ministre comorien préconise un changement de diplomatie

par | 30 Mai 2023 | Politique

Fahmi Said Ibrahim, ancien ministre comorien des affaires étrangères, propose un changement radical dans la politique diplomatique du président Azali. Sa proposition consiste à quitter la Commission de l'Océan Indien (COI) et à s'éloigner de la France afin de ne plus "subir l'humiliation de l'opération Wuambushu".


Alors que les expulsions de Comoriens en situation irrégulière à Mayotte reprennent leur rythme, l’ancien ministre Fahmi Said Ibrahim ne cache pas sa colère envers la France, mais également envers les pays européens qui n’ont émis aucune critique à l’égard de Wuambushu. Il déplore également l’absence de solidarité des îles de l’océan Indien envers les Comores dans une lettre ouverte adressée au président Azali relayée par nos confrères de habarizacomores

L’ancien ministre des affaires étrangères propose de sortir de la COI et de rejoindre les pays africains dans une position de neutralité vis-à-vis du conflit en Ukraine. La nouvelle ligne directrice préconise un rapprochement des Comores avec la communauté des nations d’Afrique de l’Est. Fahmi soutient fermement que négliger cette orientation serait une erreur politique ayant des répercussions sur les générations à venir.

Il préconise une réconciliation avec l’Iran et le Qatar, ainsi qu’un rapprochement avec Israël. Selon Fahmi, cela contribuerait à mieux défendre les intérêts des Comores en réponse au mépris affiché par certains partenaires, sous-entendant notamment la France.

Ce qui est le plus marquant, c’est que cette proposition émane d’un avocat et ancien ministre, qui compte parmi les personnalités politiques comoriennes les plus francophiles.

Crédit photo: facebook


S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires

Dans la même rubrique

Projet de loi Mayotte : les attentes des élus mahorais pour une législation adaptée

Projet de loi Mayotte : les attentes des élus mahorais pour une législation adaptée

Dans la perspective de redéfinir les lois régissant Mayotte, les élus locaux ont exprimé des demandes précises lors de leur récente rencontre avec le président Emmanuel Macron. La ministre des Outre-mer, Marie Guévenoux, a souligné dans un courrier les enjeux cruciaux que ces lois doivent adresser, notamment en matière migratoire et de développement territorial.

Révision législative : les élus mahorais reçus à l’Élysée

Révision législative : les élus mahorais reçus à l’Élysée

Les élus de Mayotte ont été conviés à l’Élysée ce vendredi, où ils ont été informés par le Président Emmanuel Macron et la ministre déléguée aux Outre-mer, Marie Guévenoux, de la nécessité d’une révision participative des propositions législatives prévues pour leur territoire. Initialement prévu pour une remise immédiate, le processus de finalisation des deux lois – une loi ordinaire et une loi constitutionnelle abolissant le droit du sol à Mayotte – a pris un tournant différent.

Un chemin incertain vers l’adoption des lois Mayotte

Un chemin incertain vers l’adoption des lois Mayotte

À l’approche de la nouvelle présentation des deux textes législatifs concernant Mayotte, l’issue du vote au Parlement reste incertaine. Emmanuel Macron, au pouvoir pour un second mandat, s’apprête ce vendredi 17 mai 2024 à soumettre de nouveau la loi Mayotte aux élus du 101e département français, en espérant cette fois répondre aux préoccupations majeures de migration, de sécurité et de développement économique.