Avec un taux d’incidence du VIH de 11,9 pour 100 000 habitants en 2023, Mayotte reste un point noir sur la carte sanitaire française rapporte Mayotte La 1ère. « Bien que légèrement en baisse, le taux de découverte de séropositivité à Mayotte demeure largement supérieur à celui de l’Île-de-France : 296 contre 173 par million d’habitants », précise Santé publique France.
En parallèle, le nombre de diagnostics de sida s’élève à 8 pour l’année écoulée, un chiffre qui, selon les experts, est en augmentation constante depuis 2014.
Outre le VIH, les infections sexuellement transmissibles représentent une préoccupation majeure. Les données montrent que Mayotte figure également parmi les territoires les plus impactés au niveau national.
L’une des grandes préoccupations reste le faible taux de dépistage, notamment chez les jeunes femmes de 15 à 24 ans, moins souvent testées que leurs aînées âgées de 25 à 49 ans, souvent dépistées dans le cadre de leur suivi de grossesse. Du côté des hommes, le constat est encore plus alarmant : toutes catégories confondues, ils se font nettement moins dépister.
À Mayotte, environ 140 personnes vivant avec le VIH ignorent encore leur statut, selon les estimations de 2023. Le délai moyen entre l’infection et le diagnostic est évalué à 2,3 ans, un retard qui complique la prise en charge et augmente les risques de transmission.