Si le gouvernement a renoncé à cette mesure phare de la réforme portée par Gérald Darmanin, les avocats mahorais ont décidé de maintenir leur mouvement de protestation rapporte Mayotte La 1ère.
Depuis plusieurs semaines, les professionnels du droit dénoncent un projet qu’ils estiment susceptible d’affaiblir les garanties fondamentales du procès pénal. Pour eux, l’abandon de cette seule disposition constitue une avancée, mais ne règle pas l’ensemble des désaccords soulevés par le texte.
Au tribunal judiciaire de Mamoudzou, le boycott des comparutions sur reconnaissance préalable de culpabilité se poursuit donc. Les avocats entendent maintenir la pression jusqu’à l’abandon complet de la réforme actuellement débattue.
Les représentants du barreau saluent néanmoins une première victoire obtenue grâce à la mobilisation nationale des avocats. Selon eux, la suppression du dispositif criminel évite l’instauration d’une procédure qui aurait pu favoriser une justice jugée trop rapide pour des affaires particulièrement graves.
Au-delà de cette réforme, les avocats pointent un problème plus profond : le manque chronique de moyens accordés à la justice. Ils estiment que la réponse aux difficultés des tribunaux ne passe pas par une simplification des procédures, mais par un renforcement des effectifs et des ressources.
La mobilisation devrait se poursuivre jusqu’à la fin du mois de juin, avec de nouvelles actions annoncées au niveau national.



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