Chaque jour, des étudiants mahorais et leurs familles s’y présentent pour tenter de débloquer leur dossier de mobilité et obtenir la prise en charge de leur billet d’avion rapporte Mayotte La 1ère.
Dans la file d’attente, certains redoutent de manquer leur rentrée, leur inscription ou même la récupération de leur logement. Rosana Hariti, attendue pour sa troisième année de licence, craint de rester bloquée à Mayotte alors que ses obligations universitaires et professionnelles l’attendent déjà.
Pour d’autres, le problème se situe dans les pièces administratives. Nasmya Alaoui, étudiante en licence Sciences de la Terre, explique que l’attestation de préinscription demandée n’est pas toujours facile à obtenir, notamment lorsque certaines démarches doivent se faire directement sur place, dans l’établissement d’accueil.
Sans dossier complet, pas de billet. Cette règle place certains étudiants dans une situation financière délicate, avec la crainte de devoir avancer eux-mêmes le prix du voyage pour rejoindre leur université à temps. Plusieurs dénoncent aussi un manque d’information lorsque leur dossier est incomplet ou non conforme.
Face à ces inquiétudes, LADOM rappelle que la prise en charge repose sur une condition essentielle : l’étudiant doit disposer d’une inscription effective dans un établissement universitaire. Les réponses Parcoursup ne suffisent pas, précise la direction.
L’agence assure toutefois que les étudiants mahorais seront accompagnés, comme chaque année. Selon son directeur général, une fois le dossier complet, le billet peut être transmis sous une dizaine de jours par mail.
À Mayotte, plus de 5 000 étudiants bénéficient chaque année de ce dispositif de mobilité. Pour beaucoup, il représente bien plus qu’une aide administrative : c’est le passage obligé entre l’île et la poursuite des études.



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