Le gouvernement comorien traque les prédicateurs dissidents : l’arabe obligatoire dans les sermons

par | 23 Juin 2023 | International, Religion

Aux Comores, une chasse aux prédicateurs non conformistes est lancée. Le gouvernement tient à faire respecter sa décision récente d'interdire les sermons en langue comorienne dans les mosquées. Djae Ahmada Chanfi, le ministre de la Justice chargé des Affaires islamiques, maintient sa position : les imams et prêcheurs doivent utiliser l'arabe lors des grandes prières du vendredi.


Chanfi s’est récemment rendu sur l’île d’Anjouan pour expliciter sa décision à un conseil des sages, ainsi qu’aux maires et préfets. Selon lui, « la religion constitue un fondement essentiel de notre pays, il ne faut pas la lier à des sujets qui créent des divisions« . Il insiste sur le fait que la prière doit être dite en arabe, la langue du Coran, « pour comprendre et apprécier le message » rapporte La 1ère.

Cependant, la compréhension est justement l’obstacle principal. En effet, seulement une faible proportion de Comoriens comprend l’arabe au-delà de la phonétique du Coran, rendant de fait tout message politique inefficace.

Les préfets sont désormais mandatés pour assurer l’application de cette mesure en contrôlant systématiquement les centaines de mosquées des Comores.


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