Ces derniers jours, des feux ont touché plusieurs secteurs, notamment Barakani, Chiconi et Bouéni. Pour le militant environnemental, il ne s’agit pas seulement de parcelles brûlées, mais d’une menace directe contre les ressources vitales de l’île : l’eau, les cultures, les arbres fruitiers et la sécurité alimentaire des familles rapporte Mayotte La 1ère.
À Barakani, un incendie a même entraîné une coupure d’eau. Un épisode qui nourrit l’indignation d’Ali Madi, persuadé que certaines responsabilités sont connues localement mais trop rarement dénoncées officiellement.
Le président de la FMAE interpelle directement les élus, les communes et le Département. Selon lui, ne pas déposer plainte ou ne pas réagir face à des incendies volontaires revient à laisser les auteurs agir en toute impunité. L’association affirme vouloir poursuivre ses propres démarches, notamment en déposant plainte, en réalisant des relevés sur le terrain et en diffusant des images aériennes des zones brûlées.
Ali Madi appelle aussi les propriétaires fonciers à signaler les départs de feu constatés sur leurs terrains. Il rappelle qu’ils peuvent eux-mêmes être inquiétés lorsque des incendies surviennent sur leurs parcelles sans signalement ni action.
Au-delà de la sanction, le responsable associatif défend aussi la prévention. Il estime que la sensibilisation à l’environnement reste indispensable et peut produire des effets durables, notamment auprès des jeunes. Pour lui, les règles doivent être rappelées à tous les habitants, sans distinction, afin de protéger les forêts, les cultures et les espaces naturels.
Ali Madi refuse enfin d’opposer écologie et développement économique. Les arbres, rappelle-t-il, préservent l’eau, nourrissent les familles, abritent la biodiversité et permettent aussi des activités comme la randonnée ou le tourisme vert.



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