À l’origine de cette décision, les enseignants, qui ont exercé leur droit de retrait. En cause : un établissement devenu vulnérable, où les intrusions et les dégradations se multiplient depuis le passage du cyclone Chido. Portail défectueux, absence de verrouillage, équipements endommagés… pour le personnel, les conditions ne permettent plus d’accueillir les élèves sereinement rapporte Mayotte La 1ère.
Sur place, la situation est d’autant plus critique que l’école concentre un nombre d’élèves particulièrement élevé. Avec environ 1 400 enfants pour une douzaine de salles, les cours s’organisent habituellement en rotation, accentuant les tensions et la difficulté à maintenir un cadre stable.
Privés de classe, les élèves restent chez eux ou errent aux abords de l’établissement. Certains tentent de poursuivre leur apprentissage comme ils peuvent, mais tous expriment le même manque : celui de l’école et du lien avec leurs enseignants.
Pour les familles, le quotidien se complique. Entre inquiétude sécuritaire et gestion des enfants à domicile, la situation devient difficile à tenir sur la durée.
Face à l’impasse, les autorités locales annoncent des travaux d’urgence pour sécuriser les lieux. Mais pour les enseignants, la ligne est claire : pas de reprise sans garanties.



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