Une réponse cruciale face à la crise provoquée par le passage du cyclone Chido et à la saturation imminente de l’ancien casier rapporte Mayotte La 1ère.
En coulisses, le deuxième casier est en fonctionnement partiel depuis le 12 mars. Il permettra de recevoir jusqu’à 900 tonnes de déchets par jour, contre 300 auparavant. « Sans cette infrastructure, nous aurions basculé dans une crise majeure », prévient Houssamoudine Abdallah, président du Sidevam, le syndicat intercommunal chargé de l’élimination des déchets.
Conçu pour accueillir 1,3 million de mètres cubes de déchets, ce nouveau casier est protégé par un dispositif de trois couches isolantes pour éviter toute contamination des sols. D’ici juin, l’intégralité du chantier sera bouclée. Mais pas question d’attendre qu’il déborde : « Ce casier ne doit pas être une solution de facilité », martèle le président du Sidevam.
Pour prolonger la durée de vie du site, le syndicat annonce le déploiement de nouveaux outils : deux déchetteries verront le jour à Longoni et Tsararano d’ici la fin de l’année. L’objectif est dedétourner un maximum de déchets du circuit d’enfouissement.
Selon les estimations du Sidevam, 50 % des ordures actuellement enfouies pourraient être valorisées. La stratégie repose sur deux leviers : sensibiliser la population au tri et renforcer la collaboration avec les éco-organismes. « Nous venons de signer des conventions avec une dizaine d’entre eux pour traiter les branches, les encombrants ou encore les métaux », précise Houssamoudine Abdallah.