Il divise désormais les parents d’élèves, entre ceux qui maintiennent le blocage et ceux qui réclament la reprise des cours rapporte Mayotte La 1ère.
Parmi ces derniers, Anissa Chebani dit vouloir permettre aux élèves de retrouver les salles de classe. Cette mère, dont les enfants doivent passer le baccalauréat cette année, estime que l’absence prolongée de cours devient trop lourde pour les familles.
Mardi matin, la tension est montée à l’arrivée d’un bus scolaire. Selon elle, des parents mobilisés auraient demandé au chauffeur de repartir avec les élèves. Anissa Chebani affirme s’y être opposée, permettant à quelques jeunes de descendre et de rejoindre l’établissement.
La représentante de l’APECM, association de parents d’élèves siégeant au conseil d’administration du lycée, assure que des enseignants non grévistes sont présents, mais se retrouvent avec très peu d’élèves face à eux. Pour elle, même une reprise partielle vaut mieux qu’un établissement totalement paralysé.
Elle dit comprendre les revendications des personnels et des parents mobilisés, notamment sur les effectifs et les moyens matériels. Mais elle estime que certaines avancées ont été obtenues, même si elles restent insuffisantes, comme la promesse de quatre modulaires sur les cinq réclamés.
En face, l’intersyndicale, La Voix des sans-voix et le Collectif des parents responsables pour la dignité du LPO Cité du Nord contestent cette position. Ils dénoncent une reprise forcée et accusent le rectorat de s’appuyer sur quelques parents favorables à la réouverture.
Une nouvelle rencontre avec le directeur de cabinet du rectorat est prévue ce mercredi matin.



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