Placée en garde à vue plus tôt cette semaine, l’élue a été renvoyée devant la justice aux côtés du co-gérant de son entreprise. Tous deux devront répondre de plusieurs infractions présumées révélées au cours des investigations menées par les services de police rapporte Mayotte Hebdo.
Parmi les faits examinés figure notamment l’emploi supposé d’un travailleur étranger en situation irrégulière au sein du commerce concerné. Les poursuites visent également des soupçons de travail dissimulé.
Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Les enquêteurs s’intéressent aussi à l’utilisation de certains moyens de l’entreprise, suspectée d’avoir été réalisée en contradiction avec les intérêts de la société. Ces éléments ont conduit le parquet à retenir la qualification d’abus de biens sociaux.
Un autre volet concerne de possibles irrégularités documentaires. Les deux prévenus devront ainsi s’expliquer sur des accusations de faux et usage de faux portant sur des documents privés.
L’audience, programmée le 20 octobre, permettra au tribunal d’examiner l’ensemble des éléments réunis pendant l’enquête et d’évaluer les responsabilités respectives des deux dirigeants.
D’ici là, comme toute personne poursuivie devant la justice, l’élue départementale bénéficie de la présomption d’innocence.



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