La scène s’est déroulée à Bandraboua, au cœur d’une exploitation agricole symbolique. Autour de la table : représentants de l’État, responsables agricoles et acteurs du projet. Tous affichent une même volonté : éviter que le développement de l’île ne se fasse au détriment des agriculteurs rapporte le Journal de Mayotte.
Car derrière le projet de piste longue se cache une réalité lourde de conséquences. Plusieurs centaines d’hectares de terres agricoles, parmi les plus fertiles du territoire, devraient disparaître. Un bouleversement qui inquiète les professionnels, déjà confrontés à des difficultés structurelles.
Pour tenter d’apaiser les tensions, plusieurs pistes sont avancées : amélioration de l’accès à l’eau, développement de cultures sous serre, modernisation des exploitations ou encore soutien au jardin mahorais. L’idée affichée est de transformer cette perte en opportunité de modernisation agricole.
Mais sur le terrain, la prudence domine. Les représentants du secteur assurent qu’ils resteront vigilants sur les engagements pris, rappelant qu’au-delà du transport aérien, la question alimentaire reste essentielle pour l’île.
En parallèle, les études d’impact se poursuivent. Environnement, population, activité économique : tous les effets du futur aéroport doivent encore être évalués avant le lancement officiel des travaux, envisagé pour 2027.



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