À Majicavo Lamir, dans la commune de Koungou, l’école primaire reste marquée par les travaux post-Chido. À Mzouazia, dans la commune de Bouéni, des dizaines d’enfants attendent encore une place en classe rapporte Mayotte La 1ère.
À Majicavo Lamir, les parents découvrent une école toujours en chantier. Des déchets liés au passage du cyclone doivent encore être évacués, les travaux ne sont pas achevés et les préfabriqués attendus ne sont pas encore opérationnels.
Depuis plusieurs mois, les élèves sont accueillis dans des conditions dégradées. Certains enfants n’auraient eu que quelques heures de cours par semaine. Le collège qui hébergeait une partie des élèves ne souhaitant plus les accueillir, la rentrée pourrait se faire dans une organisation encore plus contrainte, avec un regroupement possible des niveaux maternelle et élémentaire dans la seule école maternelle.
Les parents disent avoir alerté la mairie, le rectorat, l’ARS et les parlementaires, sans obtenir de réponse concrète à ce stade. Leur inquiétude grandit à mesure que la date de reprise approche.
À Mzouazia, la situation n’est pas plus rassurante. L’école maternelle attend 120 élèves, mais 15 enfants restent encore sans affectation. À l’école primaire, 302 élèves sont annoncés, auxquels s’ajoutent 27 enfants toujours sans classe.
Les familles dénoncent des salles déjà surchargées et redoutent une organisation en rotation si aucune solution n’est trouvée. Dans un courrier adressé le 10 août au maire de Bouéni et à la rectrice, les parents réclament des mesures rapides.
À Majicavo Lamir comme à Mzouazia, la menace d’une mobilisation plane désormais sur la rentrée. Faute de places, de locaux prêts et de réponses claires, certains parents préviennent qu’ils pourraient bloquer la reprise des cours.



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