À Mayotte, les témoignages de victimes de violences sexuelles durant l’enfance révèlent une réalité souvent passée sous silence, dans un contexte où la parole peine encore à émerger rapporte Mayotte La 1ère.
Certaines victimes racontent avoir subi des agressions dès leur plus jeune âge, parfois au sein même de leur entourage familial. Un traumatisme qui les accompagne bien après les faits et dont les conséquences psychologiques continuent de marquer leur vie d’adulte.
Pour beaucoup, la difficulté ne s’arrête pas aux violences subies. La peur, la honte, l’absence de soutien ou encore la crainte de ne pas être entendues constituent autant d’obstacles au dépôt de plainte et à la reconstruction.
Sur le territoire, plusieurs professionnels de l’accompagnement social alertent sur l’ampleur du phénomène et sur la nécessité de mieux protéger les enfants. Certains ont choisi de recueillir et de relayer anonymement la parole des victimes afin de briser un tabou encore profondément ancré dans la société.
Les chiffres disponibles dressent un constat préoccupant. Plusieurs études menées localement mettent en évidence une proportion élevée de personnes déclarant avoir subi des violences sexuelles durant l’enfance. Ces données soulignent également que les auteurs sont très souvent connus de leurs victimes, voire issus du cercle familial.
Les associations dénoncent par ailleurs un faible niveau de détection des situations à risque et appellent à renforcer les moyens de la justice, de la protection de l’enfance et de l’accompagnement des victimes.



Gazeti est votre source d’information essentielle pour suivre toute l’actualité de 

