Depuis le début de l’année, près de 200 personnes ont été signalées disparues dans la capitale malgache. Si 156 ont été retrouvées vivantes, huit ont été découvertes mortes rapporte Mayotte La 1ère.
Parmi elles, Judicael, 19 ans, lycéen sans histoire qui s’apprêtait à passer le baccalauréat. Lundi soir, le jeune homme avait quitté le domicile familial pour acheter du crédit téléphonique afin de suivre un match de football sur son portable. Il n’est jamais rentré.
Son père, inquiet, a passé une partie de la nuit à le chercher dans le quartier. Deux jours plus tard, le corps de Judicael a été retrouvé dans un canal d’eaux usées, à quelques centaines de mètres de chez lui. Pour sa famille, c’est l’incompréhension totale. Aucun appel, aucune menace, aucune demande de rançon. Ses proches décrivent un garçon calme, passionné de football, qui rêvait simplement de réussir son bac et de voir la mer pour la première fois.
Cette mort vient s’ajouter à une série de disparitions qui inquiète fortement la population. Dans les rues d’Antananarivo, les familles redoublent de vigilance. Certaines cherchent encore leurs enfants, comme cette mère dont la fille de 15 ans a disparu après avoir assuré qu’elle se trouvait tout près de la maison.
Face à la montée de l’inquiétude, les autorités ont renforcé la présence sécuritaire dans la capitale. Plus de 1 500 policiers, gendarmes et militaires patrouillent désormais jour et nuit. Les contrôles de véhicules et les vérifications d’identité se multiplient.
Pour certains responsables, ces disparitions en série pourraient viser à déstabiliser le pays. L’idée d’un dispositif inspiré de l’Alerte enlèvement française est désormais évoquée, afin de déclencher plus rapidement une mobilisation nationale lorsqu’un enfant disparaît.



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