En cause, des canalisations vieillissantes dont la corrosion complique considérablement les réparations rapporte Mayotte La 1ère.
La Mahoraise des Eaux (SMAE) pensait pourtant avoir résolu le problème mercredi, après avoir réparé une rupture sur la conduite principale alimentant les trois villages. Mais lors de la remise en pression du réseau, de nouvelles fuites sont apparues, obligeant les équipes techniques à reprendre leurs travaux.
Selon Nassurdine Abdallah, directeur d’exploitation de la SMAE, les conduites concernées sont constituées de fonte et traversent une zone de mangrove. Exposées à l’eau salée, elles subissent une corrosion importante qui les fragilise au fil du temps.
L’opérateur a donc été contraint de remplacer une portion de canalisation beaucoup plus longue que prévu. Les travaux se poursuivent, sans qu’une date de rétablissement puisse être annoncée.
En attendant, des solutions d’approvisionnement d’urgence sont déployées. Une citerne d’eau a déjà été acheminée à M’Bouanatsa, tandis que d’autres doivent être livrées à Kani-Kéli et Kani-Bé. Une opération logistique qui nécessite du temps, les citernes étant notamment remplies à Bouyouni.
Les conséquences de cette coupure touchent également les établissements scolaires. Le collège de Kani-Kéli a informé les familles que les cours ne pourraient pas être assurés ce jeudi, faute d’alimentation en eau.
Dans le cadre du Plan Eau Mayotte, des travaux sont prévus pour déplacer les conduites situées dans des environnements particulièrement agressifs ou remplacer les anciens tuyaux par des matériaux plus résistants, notamment le polyéthylène haute densité.
Une opération similaire a récemment été menée entre Sada et Chirongui, où des canalisations auparavant installées dans la mangrove ont été déplacées.



Gazeti est votre source d’information essentielle pour suivre toute l’actualité de 

