Les syndicats FO et CFDT alertent sur le futur cahier des charges du marché des transports scolaires et interurbains, attendu d’ici le 31 juillet. Selon eux, le texte ne garantirait pas suffisamment les droits sociaux des salariés repris par les futurs exploitants rapporte Mayotte La 1ère.
Au cœur de l’inquiétude : la clause de reprise du personnel. Les représentants syndicaux affirment avoir obtenu l’assurance que les salariés seraient bien repris, mais sans garantie claire sur le maintien de leurs acquis. Ancienneté, rémunération, avantages sociaux : plusieurs droits pourraient être remis en cause lors du changement de prestataire.
Les syndicats redoutent notamment que certains employés voient leur salaire rapproché du minimum conventionnel, voire du SMIC, alors que plusieurs bénéficient aujourd’hui de rémunérations supérieures grâce à leur ancienneté et aux accords existants. Dans un territoire où le coût de la vie pèse déjà fortement sur les foyers, la perspective est jugée inacceptable.
Autre point de crispation : la possible réorganisation des marchés, avec des transferts vers les intercommunalités et le recours à des entreprises sous-traitantes. Les organisations craignent que certains salariés perdent les protections dont ils bénéficient actuellement, notamment en matière de représentation du personnel.
Pour l’heure, aucun préavis de grève n’a été déposé. Mais FO et la CFDT préviennent qu’un mouvement pourrait être lancé dès la publication du cahier des charges si leurs demandes ne sont pas entendues.
À quelques semaines de la rentrée, le bras de fer est donc engagé avec le Département-Région. Et si aucun compromis n’est trouvé, les transports scolaires et interurbains pourraient être fortement perturbés dès la reprise.



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