Quatre hommes, deux Mahorais et deux Malgaches, sont appelés à comparaître pour leur implication présumée dans une filière djihadiste entre La Réunion et la Syrie, mise au jour en 2015 rapporte Mayotte La 1ère.
Les faits examinés par la justice s’étendent de 2014 à 2016. Les accusés sont soupçonnés d’avoir participé à un groupement destiné à préparer des actions terroristes, après avoir été sensibilisés à l’idéologie du djihad armé. Certains auraient quitté le territoire national pour rejoindre la Syrie ou l’Irak, après une préparation religieuse et physique organisée en amont.
Parmi eux, Anthony de Monjoie Maurice, né à Madagascar en 1985 et ayant vécu à La Réunion, est le seul à être actuellement détenu. Arrêté en Turquie en 2019, il avait été remis aux autorités françaises en 2020. Il est considéré comme l’une des figures liées à cette filière réunionnaise, première organisation de ce type identifiée dans les Outre-mer.
Au cœur de ce réseau figurait également le Réunionnais Naïl Varatchia, surnommé « l’Égyptien ». Ancien prédicateur salafiste, il avait été condamné en 2018 à huit ans de prison pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste et apologie du terrorisme. Selon l’accusation, ses cours auraient servi de relais idéologique et facilité des départs vers la Syrie.
Les trois autres accusés, Claude Hirmance, Saïd Ben Housseni et Nassurdine Mbae, font l’objet de mandats d’arrêt. Leur procès doit donc se tenir en leur absence.
Les quatre hommes encourent jusqu’à 30 ans de réclusion criminelle et 450 000 euros d’amende. Le verdict est attendu le 7 juillet.



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