En l’espace de vingt-quatre heures, des centaines de cibles ont été bombardées en Iran par les États-Unis, tandis qu’Israël élargissait son champ d’action au Liban en visant des positions du Hezbollah. Le spectre d’un embrasement régional n’a jamais semblé aussi proche rapporte Mayotte La 1ère.
Washington affirme avoir frappé plus d’un millier d’objectifs en Iran lors de la première vague d’opérations. Le quartier général des Gardiens de la Révolution aurait été détruit. De son côté, l’armée israélienne revendique des frappes « à grande échelle » sur Téhéran et annonce avoir porté un coup sévère aux capacités de commandement iraniennes. Au Liban, des positions du Hezbollah ont été ciblées en représailles à des tirs en direction du territoire israélien.
La riposte iranienne ne s’est pas fait attendre. Des missiles ont été lancés vers Israël et plusieurs pays du Golfe accueillant des bases américaines. Des explosions ont été entendues à Doha, Manama ou encore Dubaï. En Israël, des immeubles ont été touchés, faisant plusieurs victimes et de nombreux blessés. Dans le centre du pays, l’effondrement d’un bâtiment après une frappe directe a alourdi le bilan humain.
L’annonce de la mort de l’ayatollah Ali Khamenei lors des premières frappes a bouleversé l’Iran. À Téhéran, des milliers de partisans du régime ont défilé en criant leur colère contre Washington et Tel-Aviv. Mais des scènes de liesse ont également été rapportées dans certains quartiers, révélant une fracture profonde au sein de la population. Depuis des mois, le pays est traversé par des tensions internes violemment réprimées.
À Washington, le ton est martial. Le président américain promet de « venger les morts américains » et évoque plusieurs semaines d’opérations. Les autorités iraniennes, elles, assurent ne se fixer « aucune limite » dans leur droit à se défendre. Les chancelleries européennes appellent à des mesures « proportionnées », sans exclure des actions défensives.
Au-delà des frappes aériennes, la crise se diffuse. Des navires ont été attaqués dans le détroit d’Ormuz, artère stratégique du commerce mondial. Des manifestations ont éclaté à Bagdad et à Karachi, certaines dégénérant en affrontements meurtriers. En Jordanie, des missiles ont été interceptés. Les compagnies aériennes, elles, annulent des centaines de vols vers la région.
Ce lundi matin, le Moyen-Orient s’éveille dans une atmosphère de guerre ouverte. Les lignes de front ne sont plus limitées à deux capitales ennemies : elles traversent désormais plusieurs pays, attisent les colères populaires et inquiètent les marchés.



Gazeti est votre source d’information essentielle pour suivre toute l’actualité de 

