Direction la Martinique, où il succèdera à Clarisse Taron avant la fin janvier 2025. Ce changement marque la fin d’un mandat intense et décisif, qui a laissé une empreinte profonde dans l’île aux parfums rapporte Mayotte La 1ère.
Arrivé en janvier 2021, Yann Le Bris n’a pas tardé à imposer son style : rigoureux, intransigeant et déterminé à faire respecter l’État de droit dans un territoire où la corruption et la délinquance gangrènent le quotidien. Sa réputation s’est forgée sur des affaires retentissantes, mais c’est sa lutte acharnée contre les dérives politiques locales qui restera gravée dans les mémoires.
En véritable croisé de la justice, il a fait tomber cinq élus, dont trois maires, grâce à des condamnations rapides et des peines d’inéligibilité appliquées sans délai. Jamais auparavant la justice mahoraise n’avait frappé avec autant de fermeté. Son dernier coup d’éclat ? La condamnation d’un maire du sud de l’île à deux ans de prison ferme pour favoritisme. Un signal fort envoyé à tous ceux qui pensaient être intouchables.
Mais son bilan ne se limite pas aux affaires de corruption. Yann Le Bris a également intensifié les audiences en comparution immédiate, accélérant ainsi le traitement des délits et crimes du quotidien. Si cette politique a permis de désengorger les tribunaux, elle a aussi contribué à l’explosion du taux de surpopulation carcérale, qui atteint désormais 315,8 % à la prison de Majicavo.