En ligne de mire : l’interdiction persistante d’emprunter la voie rapide, pourtant pensée à l’origine comme un axe partagé avec les bus rapporte L’Info Kwezi.
Dans un courrier adressé au préfet, au maire de Mamoudzou et au président de la Cadema, la Force syndicale des artisans taxis dénonce une impasse. Dix mois après une première mobilisation, les discussions n’auraient produit aucune avancée. Les chauffeurs affirment avoir été associés aux concertations initiales du projet, avec la promesse d’une intégration au dispositif. Promesse qu’ils jugent aujourd’hui trahie.
Au-delà de l’accès à la voie rapide, les professionnels pointent des conditions de circulation qu’ils qualifient d’« intenables ». Deux heures d’embouteillages pour parcourir quinze minutes de trajet : le constat est amer. Le syndicat évoque également une concurrence qu’il estime déloyale, dénonçant la prolifération des taxis motos et des véhicules clandestins.
En pleine période de ramadan, la perspective d’un arrêt total du service inquiète. Les chauffeurs assurent mesurer l’impact d’une telle décision sur la population, mais disent n’avoir « plus d’autre choix » face à une activité qu’ils jugent économiquement menacée.



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