Si l’Europe, la Chine, le Mexique ou encore le Canada sont dans le viseur, les territoires français d’outre-mer ne sont pas épargnés. Et Mayotte figure parmi les départements désormais soumis à une taxe de 10 % sur ses produits expédiés vers les États-Unis rapporte Mayotte Hebdo.
Mais derrière cette annonce musclée, la réalité économique de l’île vient tempérer les inquiétudes. En effet, les exportations de Mayotte vers l’oncle Sam sont, au mieux, anecdotiques. En 2021, l’île affichait un déficit commercial abyssal : 874 millions d’euros d’importations pour seulement 7 millions d’exportations. Et encore, une large part de ces chiffres correspond à des réexportations, notamment de médicaments en provenance d’Europe, à destination des pays voisins de l’océan Indien.
La Réunion, elle, s’en tire moins bien avec un taux de 37 %, tout comme Saint-Pierre-et-Miquelon, qui écope du tarif le plus lourd avec 50 % de taxe douanière. À Mayotte, le taux reste donc symbolique.
Si les chiffres n’inquiètent pas les acteurs économiques du territoire, cette décision américaine souligne néanmoins une réalité : même les régions ultramarines les plus éloignées peuvent être impactées par des décisions prises à des milliers de kilomètres. Heureusement pour Mayotte, cette fois, l’effet ne devrait pas dépasser le stade du communiqué.