Un chiffre qui, à ce stade, ne traduit pas une flambée épidémique. Les autorités sanitaires parlent d’une progression « lente » et d’une situation maîtrisée rapporte L’Info Kwezi.
Au cœur du dispositif : une stratégie en deux temps. D’abord, détecter vite et isoler sans délai. « L’objectif est d’identifier le plus rapidement possible les nouveaux cas », explique le docteur Marc Noizet, conseiller médical à l’Agence régionale de santé. Chaque patient confirmé est isolé pour casser les chaînes de transmission.
Ensuite, la vaccination. Les personnes considérées comme cas contacts étroits bénéficient d’une injection dite « réactive », destinée à bloquer l’extension du virus. Parallèlement, une vaccination préventive est proposée aux publics les plus exposés. Deux stocks sont disponibles au Centre hospitalier de Mayotte, avec un circuit dédié pour examiner les cas suspects sans risque pour les autres patients.
Aux frontières, les contrôles ont été renforcés afin d’identifier l’origine des contaminations et de limiter toute importation de nouveaux cas. Mais l’ARS insiste : la vigilance commence aussi au niveau individuel. Fièvre, éruptions cutanées, lésions suspectes doivent conduire à consulter rapidement. « Il appartient à tout le monde de participer à la détection », rappelle le médecin.
À ce jour, aucun signal ne laisse présager une propagation massive. « Il n’y a pas lieu d’être inquiet », assure le docteur Noizet. Reste que l’équilibre demeure fragile.



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