Les professionnels dénoncent un manque total de concertation. « À chaque fois qu’ils font des travaux, on n’est pas informés. On arrive le matin et tout est fermé », s’indigne Ali Hamad, chauffeur de taxi. Selon eux, le chantier en cours entrave l’accès à leur parking habituel, les empêchant d’accueillir leurs clients et impactant directement leurs revenus rapporte Mayotte La 1ère. Déjà confrontés à des embouteillages quotidiens monstres, ils estiment que ces nouvelles contraintes rendent leur travail encore plus difficile.
Le projet Caribus, piloté par la CADEMA depuis 2016 et censé fluidifier la circulation à Mamoudzou et Dembéni, devait voir sa première ligne opérationnelle dès janvier dernier. Mais le cyclone Chido a bouleversé le calendrier, retardant les mises en service. Un contretemps qui accentue le mécontentement des chauffeurs, pris entre les bouchons et l’absence d’alternatives pour stationner.
Face à cette situation, les taxis exigent une solution immédiate : un emplacement de stationnement à proximité de la gare maritime afin de poursuivre leur activité sans entrave.