Dernier en date : un face-à-face tendu entre un surveillant et un détenu souffrant de troubles psychiatriques, survenu vendredi dernier rapporte L’Info Kwezi.
L’intervention, qui visait à contenir un comportement agressif, a rapidement dégénéré. Les pompiers ont été appelés en renfort pour maîtriser la situation. Le détenu, évacué vers le Centre hospitalier de Mayotte, aurait simulé un malaise une fois sur place, avant d’être renvoyé en cellule. Ce fait divers vient clore une semaine éprouvante, marquée par plusieurs cas de violences et de comportements dangereux en détention.
Pour les surveillants, le vase déborde. Cela fait des mois qu’ils tirent la sonnette d’alarme sur les conditions de travail devenues intenables : cellules surpeuplées, manque de personnel, tensions quotidiennes… Une pression constante qui laisse peu de place à la prévention ou à la prise en charge adaptée des détenus souffrant de troubles mentaux.
La visite attendue du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, dans les prochains jours, cristallise tous les espoirs. Les agents, à bout de souffle, espèrent des annonces concrètes, notamment sur le renforcement des effectifs, l’amélioration des conditions de sécurité et la prise en compte du facteur psychiatrique en milieu carcéral.