L’ancien président malgache s’est adressé à la population à l’occasion du Nouvel An, livrant sa première prise de parole publique depuis son éviction mi-octobre, sur fond de contestation populaire et de pression militaire rapporte Mayotte La 1ère.
Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, le chef d’État déchu affirme avoir choisi de se retirer volontairement pour éviter un embrasement du pays. « J’ai fait le choix de m’écarter plutôt que de plonger le peuple malgache dans l’affrontement et le chaos », écrit-il, justifiant ainsi son départ précipité et son exfiltration par un avion militaire français, le 12 octobre dernier. Deux jours plus tard, l’armée annonçait officiellement la prise de pouvoir sous la direction du colonel Michaël Randrianirina.
Le ton se veut apaisant. Andry Rajoelina assure que l’heure n’est pas aux règlements de comptes, alors même que les autorités de transition ont évoqué d’éventuelles poursuites judiciaires à son encontre. Il appelle au dialogue, à la responsabilité collective et à la reconstruction d’un espoir commun pour une population éprouvée par les crises politiques à répétition. « Les Malgaches méritent un avenir meilleur », insiste-t-il, en souhaitant que les divisions laissent place à l’unité nationale.
Cette intervention intervient dans un contexte toujours instable. La Conférence des évêques de Madagascar a récemment mis en garde les nouveaux dirigeants, dénonçant l’incapacité chronique du pays à tirer les leçons de son histoire et pointant du doigt la persistance de pratiques de corruption. Sur le plan international, les signaux envoyés par la transition interrogent également : la visite, en décembre, d’une délégation russe venue livrer du matériel militaire à Madagascar a suscité des inquiétudes, notamment du côté de Paris, attentive à l’évolution des alliances dans l’océan Indien.



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