Le mot d’ordre est sans détour : obtenir l’alignement des droits sociaux avec ceux de l’Hexagone. Pour les syndicats, les retards accumulés dans la mise en place de l’égalité réelle maintiennent les Mahorais dans une situation de « sous-citoyenneté » jugée intolérable rapporte L’Info Kwezi.
Au cœur des revendications figure également l’augmentation du taux d’indexation des salaires des agents publics, une mesure considérée comme cruciale pour attirer et retenir les fonctionnaires, dans un territoire où les postes restent trop souvent vacants.
L’intersyndicale rappelle que tous les ministres des Outre-mer ont reconnu la légitimité de cette revendication au fil des années. En 2017, sous le gouvernement Valls, un engagement avait même été pris pour réviser le dispositif, mais rien n’a suivi. Pour les syndicats, cette inertie traduit un mépris institutionnel.
Les organisateurs ont donné rendez-vous lundi à 7h30 sur la Place de la République à Mamoudzou pour une mobilisation massive. Une demande officielle d’audience a été transmise au ministre avant sa venue.
« Cette fois-ci, nous voulons des actes, pas des promesses », préviennent les syndicats, déterminés à faire entendre la voix des travailleurs mahorais.