En une semaine seulement, 74 nouveaux cas ont été enregistrés, soit une progression d’environ 30 % par rapport à la semaine précédente rapporte Mayotte Hebdo.
Depuis le début de l’année, 285 contaminations confirmées ont été recensées dans le département. Le virus circule désormais dans la majorité des communes, avec une concentration particulièrement marquée à Mamoudzou, qui représente à elle seule près d’un quart des cas signalés récemment.
Pour les autorités sanitaires, la situation reste pour l’instant classée en phase pré-épidémique dans le cadre du plan ORSEC dédié aux arboviroses. Mais les conditions climatiques actuelles — chaleur, humidité et pluies fréquentes — créent un environnement idéal pour la multiplication des moustiques vecteurs du virus.
Dans le même temps, un autre signal d’alerte apparaît du côté des services hospitaliers : la bronchiolite poursuit sa progression chez les nourrissons. La semaine dernière, 21 enfants de moins d’un an ont été pris en charge pour cette infection respiratoire, dont dix ont nécessité une hospitalisation. Trois bébés ont même dû être admis en service de réanimation.
Face à cette double pression sanitaire, les autorités appellent à la vigilance collective. L’élimination des eaux stagnantes autour des habitations reste l’un des moyens les plus efficaces pour freiner la propagation du chikungunya.
Concernant la bronchiolite, les recommandations sont tout aussi claires : se laver régulièrement les mains, porter un masque en cas de symptômes et limiter les contacts avec les nourrissons, particulièrement vulnérables face à ce virus.



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