Un réveil aussi attendu que spectaculaire, qui a attiré les regards… et les embouteillages rapporte le Journal de Mayotte.
Tout s’est accéléré en fin d’après-midi. Après des semaines de signaux sismiques, les capteurs de l’Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise enregistrent une nouvelle crise. Puis, peu avant 20 heures, le trémor s’installe : la pression a trouvé son chemin. En quelques minutes, plusieurs fissures s’ouvrent sur le flanc nord du volcan. La lave s’épanche, rouge vif, sans quitter l’enceinte de l’Enclos.
Les chiffres donnent le vertige : plus d’un millier de séismes en une journée, des éboulements en cascade, un édifice sommitale sous tension. Une activité intense mais maîtrisée, selon les scientifiques, qui confirment une alimentation magmatique superficielle et étroitement surveillée.
La nuit venue, le spectacle s’offre aux curieux. Les images circulent, les routes se saturent. Des centaines de véhicules convergent vers le Pas de Bellecombe, parfois pendant des heures, pour apercevoir la lueur incandescente. Face à cet afflux, le préfet déclenche la phase 2.1 du dispositif ORSEC : éruption contenue dans l’Enclos, sans menace immédiate, mais accès strictement interdit et stationnements prohibés.
Derrière l’émerveillement, la vigilance demeure. Les instruments révèlent une inflation persistante au sommet, des émissions de gaz qui évoluent, et une sismicité résiduelle. « De nouvelles fissures ne peuvent pas être exclues », préviennent les volcanologues.



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