Exit les lames à la ceinture sans justificatif : désormais, seul un motif professionnel ou agricole pourra justifier la détention de ces objets tranchants rapporte Mayotte Hebdo.
L’arrêté intervient dans un contexte explosif : rixes entre bandes, violences urbaines, attaques contre les forces de l’ordre… Les machettes sont devenues l’arme de prédilection d’une jeunesse livrée à elle-même, détournées de leur vocation initiale dans les champs ou les ateliers.
Pour tenter d’enrayer cette spirale, l’administration a haussé le ton : tout commerce d’outils tranchants devra afficher l’arrêté préfectoral en bonne et due forme. Les vendeurs récalcitrants s’exposent à des fermetures administratives, et la vente à des mineurs est bien entendu proscrite.
Côté sanctions, la justice prévoit un arsenal tout aussi affûté : jusqu’à un an de prison et 15 000 euros d’amende pour le port illégal d’une machette. En cas de groupe armé, l’addition grimpe à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.