Dans ce village du nord de Mtsamboro, la pénurie dépasse le simple désagrément des tours d’eau habituels. Ici, plus aucune goutte ne coule. Ceux qui disposent de citernes rationnent chaque usage, tandis que les autres multiplient les allers-retours vers les points d’eau publics ou les mosquées rapporte Mayotte La 1ère. Sur place, le spectacle est toujours le même : coffres de voitures ouverts, jerricans alignés au sol, tuyaux improvisés pour remplir, lentement, ce qui permettra de tenir quelques heures de plus.
Mardi matin, un court répit a redonné de l’espoir. Pendant une trentaine de minutes, l’eau est revenue… avant de disparaître à nouveau. « Ça complique tout, surtout avec des enfants », souffle Christian, deux seaux à la main, résigné mais visiblement épuisé par la situation. Les toilettes, la vaisselle, l’hygiène quotidienne deviennent des casse-têtes permanents.
Ce qui alimente surtout la colère, c’est le silence. Aucun message officiel, aucune explication sur l’origine de la coupure ni sur un éventuel retour à la normale. À Hamjago, l’attente se prolonge, entre débrouille et frustration, dans un contexte où l’eau, déjà rare, devient une urgence absolue.



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