Dans cette étroite bande maritime par laquelle transite près d’un cinquième du pétrole mondial, la guerre qui embrase le Moyen-Orient menace de perturber bien plus que les marchés énergétiques : elle fait trembler les transitaires mahorais rapporte Mayotte La 1ère.
Depuis le déclenchement des frappes entre les États-Unis, Israël et l’Iran, la région vit au rythme des représailles. Si l’espace aérien de Dubaï commence timidement à rouvrir, après plusieurs jours de fermeture, la situation en mer reste explosive. Un général des Gardiens de la Révolution iranienne a publiquement menacé de « brûler tout navire » franchissant le détroit d’Ormuz, point névralgique reliant le Golfe à l’océan Indien.
Pour Mayotte, l’enjeu est concret. Une grande partie des marchandises importées sur l’île transite par Dubaï avant d’embarquer vers l’océan Indien. « Nous sommes inquiets, il y aura forcément un impact », confie Abdallah Ibrahim, gérant d’une société de transit locale. Les conteneurs commandés ces dernières semaines, notamment pour des événements familiaux à venir, pourraient accuser des retards importants. « C’est flou pour nous comme pour nos clients », résume-t-il.
Les grands armateurs internationaux ont déjà ordonné à leurs navires présents dans le Golfe de se mettre à l’abri. Des attaques de bâtiments ont été signalées ces derniers jours dans la zone, et l’Iran revendique avoir ciblé un pétrolier qu’il dit lié aux États-Unis. Au-delà des cargaisons de pétrole, ce sont aussi les flux de marchandises qui se retrouvent menacés.
À Mayotte, où l’économie dépend fortement des importations, la tension géopolitique se traduit par une incertitude logistique. Les professionnels attendent désormais les décisions des compagnies maritimes et redoutent une flambée des coûts si le trafic venait à être durablement perturbé.



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