Le 6 janvier, le sénateur Thani Mohamed-Soilihi a dressé un constat sans détour : la violence impliquant des jeunes s’aggrave, tandis que les réponses judiciaires peinent à suivre rapporte Mayotte Hebdo.
Chiffres à l’appui, l’élu a rappelé qu’en moins d’une décennie, les poursuites engagées contre les mineurs ont chuté de 25 %, sans pour autant enrayer la montée d’actes de plus en plus violents. Une évolution préoccupante qui, selon lui, ne peut être traitée uniquement par la voie répressive. « La sanction seule ne suffit pas », a-t-il laissé entendre, appelant à des dispositifs capables de protéger, encadrer et responsabiliser les jeunes avant qu’ils ne basculent durablement.
Dans son intervention, le sénateur a particulièrement insisté sur la situation de Mayotte, territoire confronté à une délinquance juvénile marquée et à un déficit criant de structures adaptées. Centres éducatifs, dispositifs d’accompagnement, prévention en amont : autant de leviers jugés insuffisants, voire inexistants, sur l’île.
Au-delà du cas mahorais, Thani Mohamed-Soilihi a élargi le propos à l’ensemble des Outre-mer, où les indicateurs de violence dépassent régulièrement ceux observés dans l’Hexagone. Pour lui, cette réalité impose une réponse spécifique de l’État, pensée sur mesure et dotée de moyens à la hauteur des enjeux.
Un message clair envoyé au gouvernement : face à une jeunesse en difficulté et à une insécurité persistante, l’urgence n’est pas seulement de punir, mais de reconstruire des parcours et d’offrir des alternatives crédibles à la spirale de la violence.



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