Douleurs articulaires fulgurantes, fièvre brutale, fatigue écrasante : le chikungunya circule plus vite qu’il ne se voit. Les chiffres s’emballent, mais dans les quartiers, beaucoup serrent les dents et continuent à travailler rapporte le Journal de Mayotte.
Selon les dernières données sanitaires, le virus connaît une accélération nette depuis début février. Le taux de positivité des tests a fortement progressé, poussant les autorités à classer le territoire en phase pré-épidémique. La saison des pluies, la chaleur persistante et la prolifération des moustiques Aedes créent un terrain idéal. À cela s’ajoutent les réalités locales : stockage d’eau, déchets, habitats exposés. Autant de niches favorables aux gîtes larvaires.
Dans le sud de l’île, les symptômes sont déjà monnaie courante. À M’Zouazia, une habitante raconte une première vague « comme une grosse grippe », suivie d’une rechute douloureuse. À Mamoudzou, une infirmière décrit fièvre et éruptions cutanées, sans avoir consulté. « Il n’y a pas de traitement miracle », soupire-t-elle. Beaucoup partagent ce constat et renoncent à se rendre chez le médecin, convaincus que repos et paracétamol suffisent. Résultat : une épidémie qui avance à bas bruit, loin des salles d’attente.
En Petite-Terre, le phénomène semble encore discret. À Pamandzi, ni l’hôpital ni les pharmacies ne signalent d’afflux inhabituel. Mais les professionnels restent prudents. Le traitement demeure symptomatique, et la prévention vaccinale peine à convaincre dans un climat de défiance persistant.



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