Dans un contexte politique tendu, alors que le projet de loi de finances se retrouve pris entre l’éventualité d’un recours au 49.3 et des motions de censure, la ministre a tenu à marteler ses engagements rapporte Mayotte La 1ère. Dans un courrier adressé aux députés, elle affirme que la reconstruction de Mayotte figure parmi les priorités budgétaires de l’État pour les années à venir.
Une large part de cette enveloppe devrait être fléchée vers une ligne budgétaire spécifique, intégrée au programme des interventions territoriales de l’État. Sa gestion serait confiée au préfet de Mayotte, avec pour objectif d’accélérer les projets structurants et de répondre aux besoins les plus urgents du territoire. La ministre souligne également l’introduction de mesures fiscales destinées à tenir compte des particularités foncières de l’île, un frein historique au développement.
Au-delà des infrastructures, l’exécutif entend aussi agir sur le terrain social et économique. Naïma Moutchou a confirmé l’entrée en vigueur du dispositif LODEOM à compter du 1er juillet 2026, tout en maintenant le CICE, initialement appelé à disparaître. Ces mécanismes d’allégement de charges visent à amortir pour les entreprises locales l’augmentation progressive du SMIC, afin de l’aligner sur le niveau national.
Pour l’État, cet effort représente un coût supplémentaire estimé à 32 millions d’euros. Des mesures déjà actées dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale, mais dont la traduction concrète dépendra encore du vote définitif du budget.
Face aux incertitudes parlementaires, la ministre se veut pressante. Selon elle, l’attente n’est plus tenable. Doter rapidement la France — outre-mer comme hexagone — d’un budget est désormais une nécessité, martèle-t-elle, alors que Mayotte reste suspendue aux décisions de Paris.



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