Depuis le 26 janvier, une cinquantaine d’agents occupent toujours l’entrée du site, point névralgique du transport scolaire sur l’île. À l’origine de la colère : le recours à des bus de substitution par la direction, perçu comme une tentative de contourner un mouvement de grève engagé à la mi-janvier pour des revendications salariales et sociales rapporte Mayotte La 1ère.
Lundi, le tribunal judiciaire de Mamoudzou a donné raison à l’entreprise, estimant que le blocage constituait un « trouble manifestement illicite » et ordonnant la libération immédiate du dépôt. Une décision que les grévistes disent avoir découverte a posteriori. « Nous n’avons jamais été convoqués. On a appris l’existence de la plainte et du jugement par les réseaux sociaux », affirme Rachid Colo, représentant du personnel. La CFDT annonce avoir interjeté appel.
Sur le piquet, la tension est palpable. Les syndicats dénoncent des conditions de mobilisation qu’ils jugent indignes, évoquant un manque d’accès à l’eau et aux sanitaires. « On veut nous faire céder par l’épuisement », lâche Fouad Dahalani, un autre délégué.
Face à cette fronde, la direction campe sur sa position. Elle rappelle l’existence d’une décision de justice qu’elle entend faire appliquer, tout en se disant prête à rouvrir le dialogue. Un discours qui peine à convaincre sur le terrain.



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