Ce ne sont pas les marchandises qui manquent, mais les papiers. Pour libérer leurs cargaisons — souvent du textile ou du linge importé de Dubaï — les professionnels doivent fournir des documents indispensables délivrés par leurs transitaires aux Émirats arabes unis. Or, sur place, les services administratifs tournent au ralenti, paralysés par les frappes iraniennes qui se multiplient dans la région rapporte Mayotte La 1ère.
Conséquence directe : les conteneurs restent bloqués au port, au pire moment. À l’approche de la saison des mariages, période cruciale pour les ventes, les commerçants voient leurs stocks coincés à quelques mètres seulement de leurs boutiques, sans pouvoir y accéder.
En toile de fond, le blocage stratégique du détroit d’Ormuz complique encore la situation. Si certaines compagnies maritimes ont déjà appliqué des surcoûts liés aux détours imposés aux navires, Mayotte échappe pour l’instant à ces majorations spécifiques. Une maigre consolation face aux tensions logistiques.
Mais l’onde de choc dépasse le seul transport maritime. Le secteur aérien est déjà touché, avec plusieurs compagnies annonçant des hausses de tarifs. Air France, notamment, applique une augmentation sur ses vols long-courriers et prolonge la suspension de certaines liaisons vers le Moyen-Orient.



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