L’affaire remonte au 2 février 2020, en pleine campagne des élections municipales. Ce soir-là, le candidat Midiar Boinaïdi Djadjou avait été pris pour cible après une réunion publique à Dembéni. Frappé avec une grande violence, notamment à coups de pied et de chombos, il avait également reçu une boule de pétanque dans le dos rapporte le Journal de Mayotte.
Son état avait nécessité une évacuation vers La Réunion, un coma artificiel et 90 jours d’interruption temporaire de travail. Plusieurs années plus tard, l’homme reste marqué par cette agression, dont il est venu témoigner une nouvelle fois devant la cour.
En première instance, en septembre 2024, onze personnes avaient été condamnées à des peines allant de 5 à 18 ans de réclusion criminelle. Sept d’entre elles avaient choisi de faire appel, espérant une sanction moins lourde.
Pendant six jours d’audience, les accusés, aujourd’hui âgés de 23 à 28 ans, ont tenté de minimiser leur rôle dans les violences. Les faits s’inscrivaient dans un contexte d’affrontements entre groupes de Tsararano et de Dembéni. Ce soir-là, plusieurs habitants avaient été pris pour cible, des vols avaient été commis et des équipements publics dégradés.
La cour a finalement confirmé les peines les plus lourdes pour deux accusés considérés comme des figures majeures du groupe : 18 ans de réclusion criminelle chacun. Quatre autres écopent de peines comprises entre 9 et 16 ans de prison.
Deux condamnés font également l’objet d’une interdiction définitive du territoire français. Le septième accusé, non reconnu coupable de la tentative de meurtre sur Midiar Boinaïdi Djadjou, est condamné à trois ans de prison pour d’autres agressions commises ce soir-là.



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