Au cœur de la colère : la hausse des effectifs sans moyens supplémentaires. Le lycée accueille désormais plus de 2 300 élèves, dans un établissement déjà fragilisé par les dégâts du cyclone Chido. Pour les grévistes, la situation n’est plus tenable rapporte Mayotte La 1ère.
Ils réclament d’abord des améliorations matérielles urgentes : climatisation, insonorisation, réseau internet fiable, salles informatiques et équipements adaptés. Autant de besoins jugés indispensables pour accueillir correctement les élèves et permettre aux équipes de travailler.
La question de la restauration est également centrale. Faute de cantine, les élèves doivent sortir de l’établissement ou supporter de longues journées sans véritable solution de repas. Les personnels alertent sur les risques auxquels les jeunes peuvent être exposés à l’extérieur, notamment les violences et les trajets difficiles.
Les grévistes demandent aussi la création d’un réfectoire ou d’un internat, ainsi que la transformation du CDI en pôle de ressources et d’apprentissage pour accompagner les élèves en difficulté.
Côté encadrement, ils réclament des renforts humains : agents techniques, agent d’espaces verts et surveillants en nombre suffisant pour faire face à la surcharge démographique et limiter les dégradations.
Le futur lycée de M’tsangamouji, souvent présenté comme une réponse à la pression scolaire dans le Nord, ne rassure pas les protestataires. Ils estiment que ce projet ne soulagera pas l’établissement avant plusieurs années. Pour eux, attendre reviendrait à sacrifier les élèves déjà présents dans les classes.



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