Pour Safina Soula, présidente du Collectif des citoyens, le déplacement de l’ancien Premier ministre ne suffit pas à convaincre. Elle rappelle qu’Édouard Philippe a déjà exercé le pouvoir et estime qu’il connaissait les difficultés du territoire sans y apporter de réponses décisives à l’époque rapporte Mayotte La 1ère.
Du côté de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaïla attend d’abord une ligne ferme sur la sécurité et l’immigration clandestine, qu’il considère comme le dossier prioritaire. Le maire de Mamoudzou et président de la Cadema réclame aussi des garanties sur les grands projets structurants, notamment le port et l’aéroport, ainsi qu’un soutien clair aux collectivités et aux acteurs économiques.
À Chiconi, Madi Ousséni Mohamadi, seul maire apparenté Horizons sur l’île, se montre plus favorable aux positions de l’ancien chef du gouvernement. Il soutient notamment l’idée d’une mesure spécifique sur l’asile à Mayotte. Mais lui aussi attend des réponses précises sur la sécheresse, les pénuries d’eau et la reconstruction des équipements publics, alors que deux établissements scolaires de sa commune restent hors service.
Les entreprises, elles, regardent surtout du côté de la trésorerie et des chantiers. La CPME alerte sur les factures impayées par certaines collectivités, qui fragilisent les sociétés locales et peuvent bloquer des opérations entières. Son président, Bourahima Ali Ousseni, demande un calendrier clair de la reconstruction afin que les entreprises puissent anticiper leurs commandes, leurs embauches et leurs besoins.
Le patronat réclame aussi des réponses sur les renouvellements de titres de séjour, un sujet sensible pour les employeurs lorsque des salariés se retrouvent brusquement sans autorisation de travailler.



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