Dans un courrier daté du 18 août, l’organisation nationale estime que les objectifs fixés à ce bureau n’ont pas été atteints. Paris évoque des divergences profondes, des désaccords sur la conduite de la transition et des divisions persistantes au sein de la structure mahoraise rapporte Mayotte La 1ère.
Installée en avril, l’équipe de transition devait remettre le MEDEF Mayotte sur les rails, structurer ses commissions et préparer une assemblée générale élective à l’automne. Mais la question des prochaines élections a ravivé les tensions internes.
Selon le courrier, plusieurs adhérents représentant au moins un quart des membres actifs ont demandé la convocation d’une assemblée générale et l’organisation d’un scrutin début octobre. Une démarche contestée par Yasmine Nidhoire et ses soutiens, qui souhaitaient d’abord élargir le nombre de cotisants afin de garantir une représentation plus large des entreprises.
Le MEDEF national a finalement tranché. Yasmine Nidhoire et son bureau ne peuvent plus représenter le MEDEF Mayotte, utiliser ses outils de communication, accéder aux comptes bancaires ou donner des instructions au secrétariat. La gestion courante et la préparation des élections sont confiées à Sandrine Menard, dans l’attente d’un nouveau conseil d’administration.
Cette nouvelle mise à l’écart intervient après une première crise majeure. En décembre 2025, Paris avait déjà radié l’ancienne structure présidée par Fahardine Mohamed, en pointant des problèmes de gouvernance et de transparence. Pour certains membres, le scénario se répète, avec une organisation toujours minée par ses rivalités internes.
Yasmine Nidhoire affirme avoir mené sa mission jusqu’au bout, malgré les pressions et les attaques personnelles. Ses soutiens indiquent ne pas vouloir participer à la prochaine assemblée générale, qui pourrait se tenir avec un nombre réduit de votants.



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