Dans un rapport d’observations définitives encore confidentiel, la Chambre régionale des comptes de La Réunion et de Mayotte relève plusieurs failles dans le fonctionnement du GIPEAM, le groupement d’intérêt public chargé de piloter L’Europe à Mayotte rapporte Mayotte La 1ère.
Créée en 2021 pour remettre de l’ordre dans la gestion des crédits européens, la structure aurait pourtant conservé une partie des difficultés déjà observées sur le territoire. La juridiction pointe des faiblesses dans l’organisation interne, le contrôle des procédures, la gestion des ressources humaines et le suivi des dossiers de subvention.
La Chambre s’interroge aussi sur la stratégie de distribution des fonds. Selon le rapport, les crédits auraient principalement bénéficié à de grosses opérations portées par un nombre restreint d’acteurs, sans permettre un accès suffisamment large aux petites entreprises mahoraises.
Les sommes en jeu sont considérables. Le document évoque notamment 200 millions d’euros de fonds initialement confiés au territoire et 362 millions d’euros au titre de la programmation 2014-2020. Certaines dépenses du GIPEAM retiennent également l’attention, comme des locaux à Tsingoni loués jusqu’à 15 000 euros par mois, ainsi que près de 750 000 euros de travaux.
Face à ces constats, la Chambre formule six recommandations. Elle demande notamment un contrôle interne plus solide, un meilleur suivi des subventions, des appels à projets davantage adaptés aux capacités du tissu économique local et une gestion plus structurée des ressources humaines.



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