L’ancien Premier ministre, engagé dans la course à la présidentielle de 2027, estime que certaines situations exceptionnelles doivent permettre à l’État d’adapter ses règles rapporte L’Info Kwezi. À Mayotte, cette proposition prend une résonance particulière, tant la question migratoire structure depuis des années la vie publique, sociale et sécuritaire du territoire rapport L’Info Kwezi.
Le 101e département fait face à une pression migratoire constante, principalement depuis les Comores, mais aussi depuis d’autres pays de la région des Grands Lacs et d’Afrique de l’Est. Habitat informel, écoles saturées, système de santé sous tension, insécurité et occupation illégale de terrains alimentent un sentiment d’urgence largement partagé sur l’île.
Les chiffres avancés illustrent l’ampleur du phénomène. En 2025, plus de 24 000 éloignements d’étrangers en situation irrégulière ont été réalisés depuis les départements d’Outre-mer, dont près de 90 % concerneraient Mayotte. La nationalité comorienne représenterait à elle seule plus de 20 000 éloignements.
Avec cette proposition, Édouard Philippe assume une ligne de rupture : selon lui, Mayotte ne peut pas être traitée comme un département ordinaire en matière migratoire. Le territoire dispose déjà de règles spécifiques sur le droit des étrangers et le droit du sol, mais l’ancien chef du gouvernement veut aller plus loin en touchant directement au droit d’asile.
Son plan ne se limite pas à l’Outre-mer. Il propose aussi un « verrou Schengen », destiné à empêcher un État européen de procéder seul à des régularisations massives sans accord préalable de ses partenaires. Il défend également une politique d’expulsion renforcée pour les personnes n’ayant pas vocation à rester sur le territoire.



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