Il a été condamné à 13 ans de réclusion criminelle, assortis de cinq ans de suivi sociojudiciaire rapporte Mayotte La 1ère.
À la barre, l’accusé a tenté de présenter le visage d’un homme engagé dans une démarche de vérité et de réparation. Il a évoqué les violences sexuelles subies dans son enfance et affirmé vouloir mettre fin à un cycle familial ancien. Mais ses explications ont rapidement été confrontées à la réalité des faits et à sa tendance à en minimiser la portée.
Face aux magistrats, Jacques G. a notamment contesté certains éléments, évoquant une séparation conflictuelle avec son ex-épouse et laissant entendre que la victime aurait été influencée. Une ligne de défense qui n’a pas convaincu la cour, attentive à la mécanique d’emprise décrite durant les débats.
La partie civile a insisté sur les pressions exercées sur la jeune victime, notamment par la peur et la culpabilisation. L’accusé aurait utilisé son autorité, son statut social et la vulnérabilité de l’enfant pour installer un climat de domination.
Le ministère public avait requis 14 ans de réclusion criminelle, soulignant la responsabilité particulière d’un homme issu de l’Éducation nationale, censé protéger les mineurs. L’avocate générale avait également demandé une obligation de soins, l’interdiction de contacter les victimes et l’interdiction d’exercer auprès d’enfants.
La cour a finalement retenu une peine de 13 ans, en tenant compte notamment du fait que Jacques G. s’était présenté de lui-même au commissariat en mars 2020 pour se dénoncer. Son ex-épouse, dont l’implication a été jugée plus secondaire, a été condamnée à trois mois de prison avec sursis.



Gazeti est votre source d’information essentielle pour suivre toute l’actualité de 

