Réunis en assemblée générale, ils annoncent reprendre certaines audiences, notamment devant la cour d’assises. Mais une ligne rouge demeure : le boycott des procédures de “plaider-coupable” appliquées aux délits, symbole selon eux d’une justice qu’ils jugent de plus en plus expéditive rapporte Mayotte La 1ère.
Au cœur de la contestation, le projet porté par le ministère de la Justice visant à étendre ce type de procédure aux affaires criminelles. Une réforme dénoncée par une partie de la profession, qui craint une disparition progressive des grands procès criminels.
Pour les avocats mobilisés, accepter qu’un crime puisse être jugé sans véritable audience publique représenterait un basculement profond du fonctionnement judiciaire. Ils défendent au contraire la nécessité de débats complets devant les assises.
Le gouvernement assure, lui, que la procédure resterait encadrée et soumise à l’accord de toutes les parties, sans supprimer les juridictions criminelles existantes.
À Mayotte, le mouvement reste donc vivant, même sous une forme plus ciblée. Le barreau prévient déjà que d’autres actions pourraient suivre selon l’évolution des discussions nationales dans les prochaines semaines.



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